Parasites externes du cheval : desquels faut-il se méfier ?

par | Sep 21, 2021 | Pathologies

Chez le cheval, les parasites externes peuvent être source d’affections cutanées, d’allergies ou de maladies. Ces parasites sont rencontrés au quotidien dans l’écurie ou en extérieur et peuvent prendre la forme de champignons, poux, acariens, tiques ou encore moucherons. Bien qu’ils soient généralement inoffensifs, ils peuvent dans certains cas être vecteurs de maladie et virus. Il est donc important de connaître les risques de chaque parasite externe.

5 parasites externes qui peuvent nuire à votre cheval

  • Les champignons
  • Les poux et acariens
  • Les tiques
  • Les mouches
  • Les moucherons

Les champignons

Les champignons sont souvent oubliés lorsque l’on parle de parasites externes, cependant ils présentent de forts risques pour la santé générale du cheval. L’affection la plus connue est la teigne. Également appelée dermatophytose, elle est causée par le développement de champignons microscopiques qui produisent des spores responsables de la contagion.

Plusieurs champignons sont concernés : M. equinum, M. gypseum (famille Microsporum), T. equinum, T. verrucosum, plus rarement T. ochraceum ou T. mentagrophytes (famille Trychophyton). Ils présentent une forte affinité pour l’épiderme du cheval et affectent donc principalement la robe du cheval.

Leur développement cause des chutes de poils et par conséquent la dépilation locale de la robe du cheval. Tous les chevaux peuvent être touchés, car c’est une maladie contagieuse qui se transmet très facilement.Cette maladie est assez résistante et le risque de rechute est assez élevé.

Globalement, il existe deux types de traitement : le traitement local et le traitement oral. Le traitement local consiste à désinfecter tout le matériel ayant été en contact avec le cheval atteint ainsi qu’à appliquer une crème antimycosique. Le traitement oral repose quant à lui sur l’administration de griséofulvine.

Notons que chez la jument gestante, il est fortement déconseillé d’administrer le traitement oral. Le meilleur moyen pour prévenir l’apparition de la teigne est d’individualiser le matériel de chaque cheval (harnachement, textiles, matériel de pansage…).

Les poux et les acariens

parasites externes poux et acariens

Les poux et les acariens du cheval sont très fréquents et ils sont principalement coupables d’affections cutanées douloureuses. Ils sont présents toute l’année et ont pour particularité d’être très contagieux ce qui engendre facilement la contamination de toute une structure lorsqu’un cheval est atteint.

Globalement, les poux et les acariens ne présentent pas de réel risque pour le cheval en bonne santé, mais ils touchent davantage les chevaux en déficience immunitaire (jeunes chevaux ou chevaux âgés).

De par leur petite taille, ils sont difficilement décelables, mais ils se logent principalement au niveau des crins, des plis de la peau, des oreilles et du dos. Il existe deux types de poux : les poux broyeurs et les poux piqueurs. Ce sont principalement les poux piqueurs qui sont dangereux, car ils peuvent entraîner une anémie ou une perte de poids.

Généralement, les poux et les acariens causent des affections cutanées sur la robe du cheval qui se traduisent par des pertes de poils importantes, l’apparition de squames et de fissures et dans certains cas une éventuelle gale de boue

Pour éliminer les poux et les acariens, il est conseillé d’opter pour des compléments alimentaires naturels en plus de répulsif chimique, car ce dernier peut rapidement perdre son efficacité face à la résistance des parasites. Les compléments naturels enrichis en huiles essentielles présentent en effet l’avantage de repousser naturellement les parasites grâce aux odeurs diffusées.

Il est également nécessaire de procéder à un nettoyage et à une désinfection complète du matériel afin d’éviter la transmission des poux et des acariens. Enfin, il est conseillé d’utiliser des sprays antiseptiques et des baumes réparateurs pour soulager le cheval une fois qu’il présente des affectations cutanées.

Les tiques

Chez le cheval, les piqûres de tiques sont potentiellement dangereuses. Elles vivent généralement dans un climat froid et tempéré à l’instar des forêts, mais certaines espèces préfèrent le climat méditerranéen. Il est donc commun de les rencontrer davantage en forêt ou dans les espaces boisés. Les piqûres de tiques chez le cheval peuvent transmettre des maladies comme la piroplasmose, la maladie de Lyme ou la fièvre hémorragique équine.

Les tiques sont des parasites qui attendent leur proie en hauteur avant de se laisser tomber dessus. Chez le cheval, elles se logent généralement dans les zones plissées comme les oreilles, la base des crins ou les cuisses.

En mordant le cheval, elles réalisent leur repas sanguin puis se détachent du cheval pour se reproduire. Ainsi, une tique ayant ingéré le sang d’un cheval atteint par une maladie peut facilement la transmettre à un autre cheval en le piquant à son tour.

Il est donc nécessaire de veiller à l’apparition de tiques et de les retirer avant qu’elles mordent le cheval. Pour cela, il est souvent utile d’utiliser une pince à tique (ou tire-tique) qui permet leur retrait assez facilement et sans risque.

Les mouches 

parasites externes mouches

Chez le cheval, il existe plusieurs espèces de mouches qui peuvent présenter des risques : les mouches plates, les mouches noires et les taons. À première vue, ces parasites semblent inoffensifs, mais ils peuvent être à l’origine de fortes douleurs chez le cheval et peuvent être vecteurs de transmission de certaines maladies comme la fièvre de West-Nile, l’anthrax ou la maladie de Lyme.

Les mouches sont généralement attirées par la sudation du cheval, la présence de fumier et les lieux non ventilés. Dans ce cas, elles volent généralement autour du cheval et peuvent le piquer au niveau des yeux, des oreilles, des cuisses, des mamelles ou des crins. Ces piqûres sont à l’origine de fortes douleurs cutanées qui se manifestent par une sensibilité au toucher et des gonflements sous-cutanés.

Il est possible de réduire l’apparition des mouches plates, noires et des taons en ajoutant des installations dans l’écurie comme des diffuseurs d’huiles essentielles, des lumières fluorescentes ou des ventilations. Il est également conseillé de couvrir le cheval avec des chemises et couvertures anti-insectes ainsi que des sprays antimouches naturels.

Les moucherons 

les moucherons parasites externes du cheval

Les moucherons chez le cheval sont généralement inoffensifs, mais une famille spécifique, les culicoïdes, sont responsables de maladies comme la dermite estivale récidivante. Ils sont actifs d’avril à octobre et transmettent cette affection récidivante et dégénérative.

La dermite est transmise au cheval par le biais de la salive de l’insecte qui transmet un actif anticoagulant à l’origine de réactions allergiques chez le cheval. Ce dernier est alors victime de fortes démangeaisons qui se manifestent principalement au niveau des crins, du dos, de l’encolure et de la tête.

On la reconnaît alors par l’apparence des crins qui deviennent rêches et dégarnis, une peau à vif et une perte générale de l’état de santé du cheval.

La dermite est une maladie récidivante qui ne possède pas de traitement spécifique. Il est donc important de prévenir son apparition en utilisant des produits répulsifs, des couvertures anti-insectes et en proposant un cadre de vie adapté au cheval. Les écuries doivent ainsi être aérées et éviter l’humidité qui attire les parasites du cheval.

Pour résumer, les parasites externes du cheval comme les mouches, les taons, les moustiques, les champignons ou encore les tiques sont généralement inoffensifs. Cependant, dans certains cas il s’avère que ces derniers présentent un réel risque pour la santé du cheval, car ils sont des vecteurs de transmission de maladies contagieuses, récidivantes ou incurables. Il faut donc être très vigilant et limiter leur apparition au sein des infrastructures.

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